IMPACT ÉCONOMIQUE DES ACCIDENTS DU TRAVAIL
Analyse des implications économiques liées au départ d'un salarié. La prévention en vaut-elle la peine d'un point de vue financier ?
Dans l'article précédent, nous avons abordé l'impact des accidents du travail en Espagne en nous appuyant sur les chiffres et les statistiques fournis par le gouvernement.
Mais quelles sont les implications économiques de l'arrêt de travail d'un salarié pour une entreprise ?
Je me baserai bien sûr sur des estimations, car cela dépend de nombreux facteurs et il n'est pas possible de donner un chiffre exact.
Le coût de l'arrêt de travail d'une seule personne pour l'entreprise dépend entièrement de la gravité de l'accident et de la durée de l'arrêt de travail.
Les estimations macroéconomiques basées sur les rapports de l'Institut national de la sécurité et de la santé au travail (INSST) et sur une étude réalisée en 2011 par Mutua Universal situent le coût moyen global d'un accident du travail entraînant un arrêt de travail en Espagne à environ 24 500 €. Cependant, cette moyenne est « gonflée » car elle regroupe dans une même catégorie les accidents légers et les accidents très graves ou mortels. Mais même ainsi, si l’on actualise ce coût historique au marché actuel — en tenant compte des hausses cumulées des assiettes de cotisation et du salaire minimum interprofessionnel (SMI) —, l’impact économique réel dépasse aujourd’hui les 28 000 € par sinistre.
Nous allons maintenant aborder plusieurs points.
- SCÉNARIO HYPOTHÉTIQUE : UN SUPERMARCHÉ
En Espagne, le salaire moyen d’un réassortisseur, d’un caissier ou d’un manutentionnaire de produits frais en magasin s’élève à environ 17 400 € bruts par an (soit environ 1 450 € bruts par mois, primes comprises au prorata). Ce chiffre s’appuie sur les statistiques de certains sites d’emploi.
En vertu de la convention collective du secteur (comme celle des grandes surfaces ou du commerce alimentaire), en cas d’accident du travail (AT), l’entreprise supporte un coût direct très élevé car:
- Elle continue de verser les cotisations patronales de Sécurité sociale (environ 32 % du salaire brut) même si le salarié est en arrêt de travail à domicile
- La convention l’oblige à verser une indemnité d’incapacité temporaire pour couvrir 100 % du salaire du salarié (la mutuelle ne couvre que 75 %).
- Coûts indirects (remplacement du salarié, temps de formation, perte de productivité).
Scénario A : Coût lié aux troubles musculo-squelettiques (absentéisme modéré)
La durée moyenne de convalescence en cas d'arrêt de travail pour lombalgie, hernie discale ou tendinite due à un surmenage est généralement de 45 jours, en fonction de la gravité du cas.
- Coût de la Sécurité sociale à la charge de l'entreprise (45 jours) : environ 700 €
- Complément conventionnel à 100 % (25 % du salaire) : environ 540 €
- Coûts indirects (recrutement d’un remplaçant par une agence d’intérim, temps consacré aux formalités administratives, rendement moindre du remplaçant) : environ 2 500 €
- Coût total estimé d’un arrêt de travail pour cause de surmenage : environ 3 740 €
Nous disposons d'un cas concret, issu de l'Institut national de la sécurité et de l'hygiène au travail, illustrant le coût réel qu'a entraîné pour une entreprise le fait de ne pas avoir investi dans la prévention, ce qui a conduit à la blessure d'un salarié (aboutissant finalement à une invalidité permanente) due à des mouvements répétitifs du membre supérieur. Ce cas pourrait tout à fait correspondre à une coupure constante au couteau.
La mise en place de mesures correctives et de solutions techniques ergonomiques — telles que la semi-automatisation des postes — aurait coûté 21 600 € à cette même entreprise. En ne le faisant pas, elle a perdu 198 946 €. Ce cas démontre que la prévention grâce à une technologie spécialisée n’est pas un coût ; c’est le bouclier financier le plus rentable pour un supermarché.
Scénario B : Coût d’une coupure par couteau/machine (arrêt de travail léger)
Une coupure profonde nécessitant des points de suture ou affectant légèrement la mobilité d’un doigt entraîne généralement un arrêt de travail de 15 jours en moyenne.
- Coût de la Sécurité sociale à la charge de l’entreprise (15 jours) : environ 230 €
- Complément conventionnel à 100 % (25 % du salaire) : environ 180 €
- Coûts indirects (arrêt du service pour le nettoyage, réorganisation des horaires en urgence, baisse du chiffre d’affaires au comptoir) : environ 1 200 €
- Coût total estimé pour un arrêt de travail suite à une coupure : environ 1 610 €
TABLEAU COMPARATIF AVEC HALFRESH
Après avoir analysé ces deux scénarios, nous allons établir un tableau comparatif des coûts, en nous basant sur les solutions proposées par Halfresh.
Imaginons un supermarché de taille moyenne ou une petite chaîne qui enregistre chaque année en moyenne 4 arrêts de travail pour surmenage (fréquent chez les réassortisseurs et les caissiers) et 3 arrêts de travail pour coupures (fréquentes dans les rayons des produits frais).
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Notion de sinistralité |
Sans Halfresh (coût actuel) |
Avec Halfresh (risque réduit de 80 %) |
Économies annuelles pour l'entreprise |
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Arrêts de travail pour troubles musculo-squelettiques (4 arrêts par an × 3 740 €) |
14.960 € |
2.992 € |
11.968 € |
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Absences pour blessures par coup de couteau (3 absences par an × 1 610 €) |
4.830 € |
966 € |
3.864 € |
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Risque de sanction / Majoration liée à l'inspection (en cas d'accident grave en l'absence de mesures de prévention) |
Probabilité élevée (de 15 000 € à 50 000 €) |
Nul ou faible (Ils font preuve d'initiative et de protection) |
Au-delà de sa valeur chiffrée, car il offre une sécurité juridique. |
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COÛT ÉCONOMIQUE TOTAL PAR AN |
19.790 € |
3.958 € |
15 832 € d'économies nettes |
Combien coûte une machine à découper chez Halfresh ?
Le prix de nos machines à découper varie entre 414,81 € et 5 999,75 €, de la plus simple à la plus sophistiquée.
- ANALYSE FINANCIÈRE PAR TYPE DE MACHINE
À partir de l'économie annuelle nette de 15 832 €, nous calculons le bénéfice économique mensuel, qui équivaut à une économie de 1 319,33 € par mois.
Scénario A : Investissement dans la machine la plus simple (414,81 €)
Si le client opte pour la solution d'entrée de gamme :
- Durée d'amortissement :

- Conclusion : la machine est amortie en à peine 9 jours de fonctionnement. À partir de la deuxième semaine, toutes les économies réalisées viennent directement s'ajouter au bénéfice net du supermarché.
F450:https://www.halfreshtech.com/fra/coupeuses-fruits-legumes-f450.html
Scénario B : Investissement dans la machine la plus complexe (5 999,75 €)
Si le client opte pour l'équipement industriel ou haut de gamme le plus coûteux :
- Durée d'amortissement :

-
Conclusion : l'investissement est entièrement amorti en moins de 5 mois au cours de la première année.
Il faut également tenir compte du fait que ce type de machines améliore considérablement la prévention des risques professionnels :
Q250 v2: https://www.halfreshtech.com/fra/fromage-coupe-q250v2.html
F450PRO: https://www.halfreshtech.com/fra/machines-coupe-legumes-fruits-f450pro.html
- Retour sur investissement (ROI) de la première année :

- CONCLUSION FINALE
Au vu de toutes ces données et d’un point de vue financier, vaut-il la peine d’investir dans des équipements et des mesures de prévention des risques professionnels ?
Pour nous, la réponse est clairement oui. Sur le plan financier, tout investissement d'entreprise amorti en moins d'un an est considéré comme « excellent ». Et si l'on tient compte, outre les économies réalisées, de la tranquillité d'esprit que procure à l'entreprise la possibilité de prévenir des risques professionnels aussi courants que ceux mentionnés ci-dessus, la valeur de cet investissement peut être inestimable.
SOURCES:
https://www.insst.es/documents/d/portal-insst/tema-29-los-costes-de-los-accidentes-de-trabajo
https://es.talent.com/salary?job=cajero
https://www.boe.es/buscar/act.php?id=BOE-A-2015-11724 : Artículo 144.1 de la Ley General de la Seguridad Social (LGSS).
https://www.boe.es/buscar/doc.php?id=BOE-A-2021-9764
Recherche réalisée et rédigée par Keila C.M., chez Halfresh.